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Témoignage

Dieu plus fort que l'infertilité

Le 26 mars 2013 a été un des pires jours de ma vie. C'est le jour où j'ai commencé à écrire mon « journal d'infertilité ». Parce que cette fois le doute n'était plus permis, le diagnostic était tombé… j'étais quasiment ménopausée. À 32 ans, après 2 ans 1/2 d'essais et un grand garçon de 4 ans 1/2, le diagnostic du médecin semblait sceller notre futur.


   Le choc était d'autant plus grand que je n'aurais jamais imaginé un diagnostic aussi radical. Je sentais bien que quelque chose clochait en moi, mais après tout, je n'étais pas si vieille, et nous avions eu notre premier enfant relativement rapidement. Ce jour-là, selon le médecin, le seul mince espoir qui nous restait de pouvoir concevoir était de se tourner au plus vite vers la PMA, la Procréation Médicalement Assistée. Depuis des mois déjà, mon moral était au plus bas. Mon incapacité à être enceinte, la peine de voir notre aîné souffrir d'être fils unique, la distance d'avec notre famille et notre pays (nous sommes Français, expatriés au Québec), tout cela obscurcissait de plus en plus mon quotidien. Et cette nouvelle était la goutte qui faisait déborder le vase. Les journées qui ont suivi ont été sombres, très sombres. La colère, l'incompréhension, la peur se mêlaient aux questionnements concernant la PMA. Sur le fond, je comprenais d'autant mieux que des couples se tournent vers une aide médicale pour réaliser leur désir de fonder une famille… mais est-ce que c'était quelque chose que nous voulions pour nous ? Où placer la limite que nous ne voudrions pas dépasser ? Et quelle place laisserait-on à Dieu dans cette démarche-là ? Est-ce que nous allions « forcer la main de Dieu » en recourant à la PMA ?
   Par précaution, nous avons pris un rendez-vous dans une clinique de traitement de l'infertilité pour discuter des options possibles. Nous avons également partagé la mauvaise nouvelle avec notre famille qui a prié pour nous. À partir de ce moment-là, j'ai ressenti un certain soulagement. Comme si je sentais que là, mes forces humaines ne pouvaient rien, que Dieu seul pouvait agir s'il le souhaitait. Pour une accro au contrôle comme moi, cela aurait dû être extrêmement angoissant. Pourtant, pour une fois, c'était tout le contraire. Malgré ma profonde tristesse, j'étais persuadée que l'impossible deviendrait possible un jour si Dieu le voulait.
   Je me préparais mentalement à une course au long cours… Quatre jours plus tard, la veille de Pâques (le 30 mars 2013), après avoir passé une journée agréable en famille (une de ces belles journées qui se faisaient rares depuis des mois), j'ai commencé à me poser des questions. Le genre de questions que toutes les femmes en « essai de bébé » se posent trop souvent. « Tiens ? Mais ça fait un moment que mon cycle devrait être fini, non ? » Cette question je me l'étais posée bien trop souvent depuis des années, avec à chaque fois la même déception au bout du compte, et la même douleur dans le cœur. Je savais qu'il me restait un test de grossesse (j'en avais écoulé un gros stock !). Cette belle journée m'avait mis du baume au cœur après des journées à pleurer, je n'avais pas envie de laisser mon cœur espérer quoi que ce soit, surtout après le diagnostic tout récent. J'ai fait le test en me disant qu'au moins, j'aurais fini mon stock et qu'on en parlerait plus…
   Je crois que ce jour-là, j'ai compris qu'il était vraiment possible de s'évanouir de surprise et de bonheur ! Je n'avais jamais ressenti ça auparavant. Lorsque j'ai vu la réponse sur le test, j'en ai eu le souffle coupé pendant plusieurs secondes, avant de commencer à rire et à pleurer en même temps ! Heureusement qu'il n'y avait pas de témoins, je pense que je devais ressembler à une folle ! Je m'étais imaginée plus d'une fois annoncer à mon mari que j'étais enceinte, toujours avec des moyens plus originaux les uns que les autres. Mais là, pas question d'attendre pour lui faire une surprise élaborée, j'ai couru le rejoindre, cachant mal mon excitation. « Tu sais que demain c'est Pâques ! Et Pâques, c'est un miracle, une résurrection ? Et bien nous aussi on a notre miracle ! Notre résurrection ! » Même avec le test sous les yeux il avait du mal à y croire ! Cependant, de mon côté, l'excitation a malheureusement rapidement cédé à la peur. Les jours suivants, j'ai été partagée entre joie extrême et terreur…
  Il faut dire que notre grand garçon avait un jumeau in utero, que j'avais perdu en cours de grossesse. J'étais terrorisée à l'idée de revivre la même épreuve. Le fait que ce bébé soit un miracle venant de Dieu n'arrivait pas à me rassurer. Après tout, j'avais vécu l'annonce des jumeaux comme un cadeau de Dieu aussi, et pourtant, ce cadeau m'avait été partiellement retiré. J'avais vraiment du mal à faire confiance à Dieu, car la confiance n'empêche pas les drames… Je dois dire que le pasteur Claude Houde et sa femme Chantal ont été d'un soutien inestimable dans cette période. Leur foi et leurs prières m'ont réellement aidée jusqu'au bout de cette grossesse. Je veux les en remercier publiquement ! Le pasteur Denis Morissette m'a également dit quelque chose que j'ai eu du mal à accepter sur le moment, mais que j'ai expérimenté par la suite : « On ne vit jamais exactement deux fois  la même chose ».  Petit à petit, alors que les semaines et les mois passaient, et que je voyais la main de Dieu dans de multiples petits détails, j'ai repris confiance. Ce cadeau magnifique qu'il nous avait confié, il allait le mener à terme. Mon deuxième beau cadeau, je l'ai vécu lorsque la technicienne nous a révélé le sexe de notre bébé. Mon rêve allait se réaliser : nous avions déjà un garçon, et nous allions maintenant avoir une fille ! Au fond de moi, je l'espérais de tout cœur, même si l'essentiel était bien sûr d'avoir un bébé en bonne santé. Mon troisième cadeau, et non pas des moindres, a été mon accouchement. Ça peut paraître bizarre de dire ça ! On le sait, les accouchements ne sont pas connus pour être des parties de plaisir (surtout sans péridurale). D'autant plus que cet accouchement a commencé de la même manière que mon premier qui, sans exagérer, m'a laissée traumatisée pendant deux ans.
   La panique commençait à me gagner et j'ai crié à Dieu : « Je te rappelle, Seigneur, que je ne suis pas censée vivre la même chose deux fois ! ». Et Dieu a répondu à sa manière, en me donnant l'esprit d'une combattante ! Alors que j'avais "subi" mon premier accouchement de A à Z, j'ai réussi à tenir tête à l'équipe médicale qui voulait faire avancer le travail plus rapidement, en me perfusant à l'ocytocine. Malgré l'épuisement, et avec l'aide et le soutien de mon mari, j'ai eu la force de concentrer mes pensées sur le moment présent au lieu d'envisager ce qui m'attendait, comme j'aurais tendance à le faire naturellement. Et de son côté, Dieu nous a accordé la présence quasi exclusive d'une infirmière spécialisée en accouchements naturels. Puis, cerise sur le gâteau, une chambre individuelle pour mieux récupérer, au lieu du dortoir prévu !
   Pour faire court, Dieu a permis ce jour-là que je me réconcilie avec lui, et avec moi-même, sur plusieurs plans… et qu'en plus, la plus belle des petites filles viennent au monde ! Tout au long de ma grossesse et depuis la naissance de notre fille, j'ai pu témoigner à plusieurs reprises du miracle que nous avons vécu, notamment auprès des médecins qui m'ont suivie. Tous ont été très surpris de mon parcours ! Mes chances de tomber enceinte naturellement étaient quasi nulles selon les statistiques. Dieu est vraiment le Dieu de l'impossible. Et chaque fois que je vois le visage souriant de notre petite fille, je me souviens de sa grâce infinie envers nous !


                                                                                                                                                      


 

 Date d'ajout : 03/11/2017 | Auteur :alvannieu Lu 440 fois


 
LE PAIN QUOTIDIEN

Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur

Jeremie 29:13

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