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Les chrétiens doivent avoir une mentalité de semeurs.

de KASSI SERGE))

Pour planter des graines, il faut sortir du silo et aller dans les champs. L’amour de Dieu que nous exprimons dans l’Église et l’amour des âmes doivent nous pousser à établir des relations avec notre communauté. Combien de personnes fréquentent votre Église ? » Cette question m’agace. Pour le montrer, je réponds toujours par un vague : « Tout dépend du moment où on les compte. »


Nous pouvons mal tenir nos comptes si notre vision du succès dans le ministère est faussée. Tout le monde veut savoir combien de personnes assistent au culte, mais personne ne se préoccupe de la quantité de semences vous avez plantées. L’assistance du dimanche matin ne montre pas auprès de combien de personnes vous avez exercé votre ministère pendant la semaine, ni combien viendront à Christ au cours de l’année. Paul a affirmé que l’un plante et que l’autre arrose, mais que c’est Dieu qui fait croître (1 Corinthiens 3.6). Quelqu’un a fait remarquer que si nous pouvons tous compter les pépins d’une pomme, seul Dieu peut savoir combien de pommes potentielles recèle chaque pépin.


Nous devons penser à l’Église d’une façon nouvelle. Notre relation avec Dieu n’est pas seulement privée et personnelle. Elle doit produire du fruit dans notre assemblée et dans notre communauté. L’amour de de Dieu que nous exprimons dans l’Église et l’amour des âmes doivent nous pousser à établir des relations avec notre communauté. Avant de pouvoir gagner des âmes à Jésus, nous devons commencer par établir des relations étroites et profondes avec elles.


Nous devons avoir une mentalité de semeurs. Pour planter des graines, il faut sortir du silo et aller dans les champs. Établir des relations de qualité dans notre communauté nécessite que nous ayons une vision de semeurs pour l’avenir.


Dans notre analogie des semailles et des moissons, c’est notre communauté qui est notre champ d’action. Les chrétiens doivent établir de bonnes relations avec leur communauté pour plusieurs raisons. Premièrement, nos relations définissent pour une grande part notre qualification au ministère. Deuxièmement, c’est au sein de notre communauté que nous devons montrer que nous obéissons au second commandement. Troisièmement, c’est là que nous menons notre vie quotidienne habituelle au sein de la société. Et enfin, le fait de développer de bonnes relations dans notre communauté peut nous aider à accroître notre auditoire du dimanche matin. Réfléchissons à ces quatre secteurs.


LES RELATIONS DÉFINISSENT NOTRE QUALIFICATION POUR LE MINISTÈRE


Quand Paul a exposé à Timothée les traits caractéristiques des bons pasteurs et superviseurs, il a déclaré qu’il fallait qu’un serviteur de Dieu « reçoive un bon témoignage de ceux du dehors, afin de ne pas tomber dans l’opprobre et dans les pièges du diable » (1 Timothée 3.7).


Ne pas avoir mauvaise réputation ne suffit pas. Vous pouvez très bien ne rien faire sans avoir pour autant mauvaise réputation dans votre communauté. Une bonne réputation nécessite des relations positives avec les « gens du dehors ». Paul a été en proie à beaucoup d’hostilité à cause de l’Évangile, mais il a aussi été secouru par des « gens du dehors » avec lesquels il s’était lié d’amitié (Actes 19.31). À maintes reprises, ceux-ci lui ont sauvé la vie.


Paul savait à quel point il est important d’avoir des amis dans sa communauté, à tel point qu’il a incité Timothée à faire de la bonne réputation une condition essentielle pour les personnes qui voulaient s’engager dans le ministère. Voici une bonne question à se poser pour établir un diagnostic : Si j’avais des difficultés, quels membres de ma communauté seraient prêts à m’aider simplement parce qu’ils m’apprécient ?


Paradoxalement, si nous sommes censés annoncer Jésus à ceux qui nous entourent afin qu’ils soient sauvés, les membres de notre communauté peuvent nous rendre de grands services sur cette terre par leurs talents, leurs connaissances ou leur bon sens. Mais pour que cette dynamique puisse se produire, nous devons tisser de profondes relations avec des personnes qui n’appartiennent pas à l’Église.


AIMER NOTRE COMMUNAUTÉ


Nous tissons aussi des liens avec notre communauté en obéissant au second grand commandement de Jésus : aimer notre prochain comme nous-mêmes (Matthieu 22.34-40). Si nous aimons les autres, nous tisserons des liens profonds et durables avec eux. Quand on aide des personnes en détresse, elles ne l’oublient jamais. Le bon Samaritain a sans doute établi une relation solide et durable avec le blessé du chemin. Au cours de ces dix dernières années, les ministères caritatifs créés par les assemblées et leurs membres ont pris un essor considérable. Notre Église a fait partie de ce mouvement.


Il y a quinze jours, j’ai reçu un mail d’une femme désespérée. Sa voiture était hors d’usage, et elle n’avait pas d’argent pour la réparer ou pour en acheter une autre. Or, il lui était impossible d’aller travailler sans véhicule. Elle fait partie d’une autre Église que la nôtre, mais elle m’a écrit parce qu’elle savait que nous avions un ministère de réparation de voitures. Nous avons quatre mécaniciens dans notre assemblée, et nous établissons les factures des réparations en fonction des revenus de chacun, afin d’aider ceux qui ne peuvent pas faire réparer leur voiture dans un garage. En fin de compte, nous n’avons pas réparé son véhicule, mais nous lui en avons offert un qui était en état de marche. Comme le Samaritain qui a pansé les plaies du blessé du chemin, nous avons pansé ses plaies mécaniques et nous lui avons permis de reprendre sa vie normale. Nous avons pu ainsi établir de bonnes relations avec toute sa famille.


Plusieurs fois par semaine, des habitants de notre quartier s’arrêtent à la banque alimentaire de notre campus. Ils viennent s’approvisionner en nourriture fraîche et en conserves. Ils peuvent aussi choisir des vêtements neufs ou en bon état dans notre vestiaire et du mobilier dans notre banque de meubles. Beaucoup d’assemblées se sont aperçues que ces ministères permettaient d’établir de bonnes relations avec les habitants du quartier. Les dons, les donateurs et les bénéficiaires nouent de profondes relations.


Notre manière d’agir provient de la conviction qu’aimer son prochain nécessite des actes tangibles. L’amour abstrait n’est pas de l’amour vrai. Cette sorte d’activité n’est pas facultative pour l’Évangile ou pour les chrétiens. Même les non-chrétiens comprennent que le christianisme est fondé sur l’amour. Quand nous trouvons moyen de bénir les autres, même s’ils contribuent aux frais de nos interventions en leur faveur, ils comprennent que nous les aimons. Ces actes d’amour nous donnent le droit d’être écoutés. Nous ne craignons pas ensuite de rendre témoignage : quand les coeurs ont été préparés par des actes d’amour, nos paroles de témoignage sont bien accueillies.


Jésus a enseigné qu’une vie droite n’est pas faite que de prière et de jeûne, mais aussi d’aumônes (Matthieu 6.3, 4). Un pasteur n’est qualifié pour sa tâche que s’il entretient de bonnes relations avec « ceux du dehors ». De même, aucun chrétien n’agit comme Christ sans faire preuve d’amour au moyen d’actes de bonté et d’aumônes.


Nous devons aimer concrètement les autres parce que l’Évangile nous le demande. C’est ainsi que nous tissons des relations et plantons des semences de foi dans la vie des habitants de nos quartiers. Nous ne faisons pas d’actes d’amour dans le but de tisser des liens, mais ils suivent automatiquement.


Parfois, les pasteurs craignent d’être saignés à blanc s’ils aident les autres, mais c’est l’inverse qui se produit. Quand les gens voient que vous aidez généreusement les autres, ils veulent s’impliquer personnellement. L’altruisme est contagieux, alors que l’avarice ferme les coeurs. Jésus a dit : « Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis » (Luc 6.38). Pourvoir aux besoins des gens revient à accomplir le second commandement – aimer son prochain comme soi-même. Cela déclenche aussi la bénédiction divine, surtout quand on vient en aide aux nécessiteux.


NOUS SERVIR DE NOTRE ROUTINE QUOTIDIENNE


La troisième catégorie de relations avec la communauté se développe quand nous nous servons de notre routine quotidienne, autrement dit quand nous vivons comme tout le monde.


Jésus a assisté à un mariage et s’est joint aux festivités. Il a sans doute été invité parce qu’il était l’un des amis des jeunes mariés. Il menait une vie normale et participait aux activités traditionnelles, mais cet évènement normal lui a donné l’occasion d’accomplir son premier miracle. Quand nous devenons chrétiens, nous ne sommes pas enlevés au ciel sur le champ. Nous vivons sur cette planète, vaquons aux mêmes occupations et avons les mêmes sujets de joie que les autres. Nous allons au travail, faisons du sport, avons des enfants et prenons part à leurs activités. Je suis chrétien, mais je suis aussi un citoyen.


Quand nous combinons le christianisme et la vie communautaire, nous nous apercevons que souvent, la cité de Dieu fait cause commune avec celle des hommes. En tant que pasteurs, les meilleures occasions que nous ayons peuvent venir de notre existence normale et de notre participation à des activités habituelles.


Je m’intéresse à la politique depuis le lycée. Quand je suis devenu pasteur, je n’ai pas renoncé à mes engagements dans ce domaine. Mon implication dans des associations politiques, indépendamment de ma vie d’Église, me permet d’être un bon citoyen et m’a donné l’occasion de nouer de nombreux contacts et d’entrer en relation avec des quantités de personnes. On me demande souvent de prier lors des réunions habituelles du corps législatif. Je ne prétends pas avoir une révélation divine chaque fois que je prends position dans ce domaine. Je m’efforce juste de mettre en pratique les principes bibliques et de les laisser façonner mes positions politiques et civiques.


Parfois, mes amis politiciens m’ouvrent des perspectives que je n’aurais pas pu trouver ailleurs. Les relations étroites que j’ai tissées avec des politiciens m’ont donné l’occasion d’annoncer l’Évangile. Comme je m’intéresse à eux, ils s’intéressent à moi. Même ceux qui ne sont pas chrétiens me posent souvent des questions. Étant donné que je suis sur leur terrain, ils n’hésitent pas à se confier à moi. J’ai prié avec plusieurs d’entre eux et je les ai amenés à Christ. Jamais ces occasions ne se seraient présentées si je ne m’étais pas comporté comme un citoyen normal qui essaie de faire son devoir envers son pays.


Beaucoup de pasteurs ont découvert que les groupes de services de la communauté sont idéaux pour rencontrer des gens. Bien des fois, cela vous donne l’occasion de vous faire des amis, puis de dialoguer à coeur ouvert avec eux et enfin de les amener à l’Église. Tous les semeurs savent qu’on ne récolte pas le jour où l’on sème.


J’ai établi des relations avec des pasteurs et des Églises de notre région. Au fil du temps, ces relations nous ont réservé quelques surprises. À deux occasions, des assemblées indépendantes de notre région ont eu des difficultés. Elles manquaient de la structure qui peut aider ceux qui appartiennent à une dénomination. Comme j’avais établi des contacts avec certains de leurs leaders, on m’a invité à servir de médiateur afin de résoudre leurs problèmes. Si j’étais resté cloîtré entre nos quatre murs, ces occasions ne se seraient jamais présentées.


MOISSONNER LA SEMENCE


Au fil des années, le fait d’établir des relations avec la communauté a permis à notre assemblée de grandir. Beaucoup des semences que nous avons plantées ont été moissonnées par l’Église et sont venues grossir les rangs de notre auditoire du dimanche matin. Par contre, des milliers de personnes de notre quartier n’ont pas de relation spirituelle avec nous, mais juste une relation amicale. Toutefois, je suis convaincu que ces milliers de graines plantées en terre vont germer un jour. Mes graines peuvent se retrouver au culte le dimanche, devenir une bénédiction et un témoignage pour le royaume de Dieu ou aller au culte dans une autre assemblée que la mienne. Cela ne m’inquiète pas.


Je ne suis pas appelé à constituer la plus grosse Église et à avoir un gigantesque auditoire au culte du dimanche matin, mais à semer l’Évangile par ma prédication, ma façon de vivre et mes relations. Nous avons une assemblée florissante avec beaucoup de chrétiens efficaces. Seul Dieu connaît la moisson future potentielle des graines que nous semons actuellement.

KASSI SERGE 2800 mots - lu 424 fois - ajouté le 01/08/18 Télécharger ce message Version imprimable Recommander ce message
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