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Nos heures ne sont pas leurs heures, La lumière et les ténèbres. Ce qui s’y opère

de Enseignant))

1 Dieu sépare la lumière d’avec les ténèbres. Genèse 1:3-5

Lumière et ténèbres sont des éléments irréconciliables, comptés au nombre de ceux que l’apôtre Paul mentionne en 2 Cor. 6:14 : « Quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? » Il est frappant de constater que le premier acte divin dans la création, c’est précisément de séparer ces deux éléments (Gen. 1:4). Dieu sépare : nous n’apprécions pas toujours ce verbe actif, mais il est mentionné comme première activité de la part de Dieu. Il sépare les éléments qui ne sont pas de même nature, pour unir ceux qui sont de même nature. Bien sûr que l’ennemi va exactement en sens inverse, cherchant à unir ce qui n’est pas de même nature, et à séparer ce qui est de même nature.

Dieu sépare la lumière d’avec les ténèbres. Dans l’état présent de la création, de la première création, ces deux éléments permettent de compter le temps grâce à leur alternance. Les six jours de la création pendant lesquels les choses sont appelées à l’existence par la parole de Dieu, sont ponctués par cette même déclaration : « il y eut soir, il y eut matin », premier, deuxième, jusqu’au dernier jour de cette plénitude d’œuvres appelées à l’existence par la puissance de la Parole. Dieu a parlé, la chose s’est tenue là pour Sa pleine satisfaction, car tout était très bon avant que le péché entrât dans le monde. Le péché étant absent Dieu peut se reposer ; Il ne le peut que lorsqu’Il est satisfait.


2 Dans l’état éternel

Dans l’état éternel, ces deux éléments subsistent, mais ils sont entièrement et définitivement séparés et distincts. Pour les rachetés, pour ceux qui sont introduits dans la présence divine, c’est une sphère de lumière inaltérable, ininterrompue (ce qui n’est même pas le cas du règne millénaire si beau qu’il sera ; il sera soumis au régime solaire avec cette alternance du jour et de la nuit comme maintenant). Mais dans l’état éternel, le temps n’est plus compté ; nous serons en dehors de tout ce qui régit cette première création où tout ne sera que lumière. Comment y aurait-il des ténèbres lorsque nous serons introduits dans la sphère céleste, la maison du Père, la maison de Dieu qui dit Lui-même être lumière ?

En revanche ceux qui ne connaissent pas le Seigneur, qui refusent les appels de Sa grâce, qui sont étrangers volontairement ou inconsciemment à cette lumière dans laquelle nous sommes invités à entrer, par grâce, par la foi, — ceux là connaîtront des ténèbres définitifs sans un seul rayon de lumière. C’est la sentence prononcée plus d’une fois dans l’Écriture à l’égard des réprouvés. C’est le cas de celui entré dans la salle des noces sans être vêtu de la robe de noces ; il nous est dit qu’il est jeté dehors dans les ténèbres, là où sont les pleurs et les grincements de dents, pour toujours. Il en est de même de celui qui a reçu un talent, et qui l’a méprisé, comme ayant foulé aux pieds ce trésor qui lui était confié (bien que le talent n’ait pas perdu sa valeur) ; cet esclave-là est jeté dans les ténèbres du dehors, là où sont les pleurs et les grincements de dents, pour toujours. Il n’y a pas de condition intermédiaire. Ou bien l’on sera dans la lumière, ou bien l’on sera réprouvé, condamné, éternellement dans les ténèbres. C’est la condition éternelle des uns et des autres.


3 Conditions respective du non croyant et du croyant

La lumière est de nature divine de telle manière que, pour la connaître (nous parlons spirituellement), il faut être introduit en relation avec Celui qui en est la source. La Parole est absolument claire à l’égard du non croyant, de l’incrédule : il n’est pas seulement dit qu’il est dans les ténèbres (ce qui est le cas), mais qu’il est ténèbres. Nous étions ténèbres par nature ; mais par la grâce et par la foi, comme rachetés du Seigneur, nous avons été délivrés du pouvoir des ténèbres et avons été transportés dans le royaume du Fils de son amour. Nous avons été appelés des ténèbres à cette merveilleuse lumière : l’apprécions-nous ? Il n’y a pas besoin d’ouvrir les yeux très grands pour constater que les ténèbres morales de ce monde ne font que s’épaissir de jour en jour : on refuse, comme on l’a toujours fait, la vraie lumière qui venant d’en haut, du ciel, éclaire tout homme.


4 Dieu est lumière et amour

Par la grâce de Dieu nous sommes maintenant, non pas lumière, mais des luminaires. Mais nous sommes lumière dans le Seigneur (Éph. 5:8), puisque nous sommes liés à Celui qui s’est présenté en disant : « Je suis la lumière du monde ». Il n’y a pas d’autre lumière dans ce monde, moralement, spirituellement, et nous avons été appelés des ténèbres à cette merveilleuse lumière (1 Pier. 2:9).

La lumière manifeste toute chose ; toutes choses sont mises en évidence par la lumière. Si nous entrons dans une pièce en parfait désordre, tant qu’elle est obscure et qu’on n’a pas allumé la lumière, on n’y voit rien. Pour constater le désordre, il faut la lumière ; la lumière manifeste tout. La parabole de la drachme perdue met cette réalité en évidence : il a fallu allumer la lumière pour la trouver, mais la lumière à elle seule n’a pas rapproché la drachme perdue, il a fallu une intervention. Dieu est lumière ; il est assez frappant de lire dans la première épître de Jean que Dieu est lumière, et la même épître dit que Dieu est amour. Par ailleurs nous lisons que Dieu est un, Dieu est saint. Il ne nous est pas dit que le Seigneur est lumière, ni non plus que le Seigneur est amour ; mais Lui-même peut dire : « Je suis la lumière du monde », et par Lui l’amour divin a été divinement et pleinement manifesté. Mais Dieu n’est pas seulement lumière et amour, car Son amour a été manifesté dans le don qu’Il nous a fait de Son Fils unique. Mais dans la personne de Dieu Lui-même, en qui toute l’essence de Ses attributs a sa propre source, Dieu peut nous dire qu’Il est lumière et qu’Il est amour. Et c’est dans la mesure où par la foi, par la grâce, nous avons été amenés à Lui, que nous sommes introduits dans cette lumière.


5 Le Seigneur : la lumière qui délivre du pouvoir des ténèbres

Le commencement de l’évangile de Jean présente le Seigneur par le moyen de Jean le Baptiseur (c’est l’un des sept témoignages rendus par Jean le Baptiseur), et il est rendu témoignage que le Seigneur est la lumière : « En elle était [la] vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière luit dans les ténèbres ; et les ténèbres ne l’ont pas comprise. Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom était Jean. Celui-ci vint pour [rendre] témoignage, pour rendre témoignage de la lumière, afin que tous crussent par lui » (Jean 1:4-7). Le premier témoignage rendu par le précurseur au sujet du Seigneur est remarquable : Il est la lumière. Nous avons donc été délivrés du pouvoir des ténèbres (Col. 1:13), alors que nous étions ténèbres nous-mêmes.


6 Dieu habitant l’obscurité profonde, la lumière inaccessible. La lumière manifestée en Christ

Dans la scène si belle de la dédicace du temple, de la maison de Dieu construite par Salomon, il est frappant de lire dans sa prière de louange : « Alors Salomon dit : L’Éternel a dit qu’il habiterait dans l’obscurité profonde » (1 Rois 8:12-13). Comment Dieu pourrait il habiter dans cette demeure, alors qu’Il habite la lumière ? C’est que nous sommes sous la loi, la vraie lumière manifestée dans la personne du Seigneur n’a pas encore été présentée à l’homme. Dans le lieu très saint, il n’y avait pas de source de lumière, en contraste avec le lieu saint où il y avait le chandelier ; mais dans le lieu très saint, c’était la nuit. La vraie lumière est venue par Christ seul. — Il est frappant de voir cette différence mise en relief ; dans cette évocation de la demeure de Dieu faite dans des circonstances de louange qui n’étaient en elles même nullement ténébreuses, Salomon, le sage parmi les sages, peut dire que Dieu habite les ténèbres profondes : nous sommes sous la loi.

Mais si nous ouvrons le Nouveau Testament, alors la lumière brille de tous ses éclats parce qu’elle a été manifestée dans la personne de Christ. Pourtant dans la première épître à Timothée, il nous est dit que Dieu habite la lumière inaccessible, que nul œil n’a vu ni ne peut voir ; mais c’est la lumière. Et qui peut être introduit dans cette lumière ? c’est celui qui a été éclairé par le Seigneur Lui-même. La lumière est venue en Sa propre personne.


7 La grâce qui opère dans une sphère de ténèbres

Il est frappant que la grâce opère dans une sphère ténébreuse moralement et spirituellement.


7.1 La Pâque, une nuit à garder. Exode 12

On peut citer plusieurs cas. Le premier, c’est la scène de délivrance du peuple terrestre de Dieu, les Hébreux, appelés à être ce peuple choisi par pure grâce, parce que Dieu l’a aimé. En Exode 12 nous lisons qu’ils devaient mettre à part un agneau sans défaut, le sacrifier, le préparer, le manger, et ensuite (Ex. 12:7) nous lisons : « et ils prendront de son sang, et en mettront sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte, aux maisons dans lesquelles ils le mangeront ; et ils en mangeront la chair cette nuit-là ; ils la mangeront rôtie au feu, avec des pains sans levain, et des herbes amères » (Exode 12:7-8). Ils devaient le faire « cette nuit-là », et en Exode 12:42 : « C’est une nuit à garder pour l’Éternel, parce qu’il les a fait sortir du pays d’Égypte ; cette nuit-là est à garder pour l’Éternel par tous les fils d’Israël, en leurs générations ». Voilà donc Dieu qui opère en délivrance dans une sphère ténébreuse, dans une condition ténébreuse.

L’agneau vivant ne mettait pas à l’abri du jugement ; l’agneau vivant ne pouvait en aucun cas être le signe de la délivrance du peuple, de sa soustraction à l’esclavage de l’oppresseur ; il fallait que l’agneau soit sacrifié. Il faut également bien sûr s’approprier pleinement la valeur de ce sacrifice : c’est pourquoi il est parlé sept fois de manger cet agneau. Il ne suffit pas de savoir que Christ est venu, que Christ a été sacrifié, que Son œuvre a été agréée, de connaître ces choses, mais il faut se les approprier. Manger (il est parlé en Jean 6 de « celui qui mange ma chair »), se nourrir de Christ, c’est s’approprier l’efficacité, la valeur de Son œuvre et l’efficacité de Son sang. Le sang sur les poteaux était apprécié de Dieu : Il peut dire Lui-même « je verrai le sang et je passerai par-dessus vous ». Le plus important n’était pas l’appréciation qu’avaient les Hébreux de la valeur de ce sang, mais c’était l’appréciation de Dieu. Le plus important n’est pas l’appréciation que nous avons de la valeur du sang de Christ (cependant combien nous devons l’avoir hautement dans nos cœurs et nos affections !), mais c’est l’appréciation de Dieu. On peut dire qu’Il a apposé le sceau de Son appréciation, de Son approbation, de Sa satisfaction de l’œuvre de Christ en L’accueillant lorsque cette œuvre a été accomplie, et en L’élevant dans la gloire. Les cieux fermés jadis pendant les heures de l’expiation s’ouvrent et, comme on lit dans l’épître aux Hébreux, Dieu L’accueille et Le salue comme Auteur du salut éternel, Souverain Sacrificateur pour l’éternité. Voilà l’appréciation de Dieu : « je verrai le sang et je passerai par-dessus vous » ; or cela se passe dans une scène ténébreuse. Nous sommes par cette œuvre appelés des ténèbres à la merveilleuse lumière.

Mais si l’agneau vivant ne pouvait en aucun cas racheter le peuple, il était dit : Tu le mangeras, mais tu n’en casseras aucun os. Ce que Dieu avait établi et prescrit à l’égard de ce qui typifie son Fils (l’Agneau), trouva sa réalisation parfaite après la mort du Seigneur : on ne lui rompit pas les jambes afin que l’Écriture soit accomplie qui dit que pas un de ses os ne sera brisé. Voilà des choses qui se passent dans la nuit et qui sont à l’origine de la délivrance du peuple. Et « ce jour là », ce jour où cette délivrance a été opérée, est devenu pour le peuple le premier de ses mois ; cette Pâque était célébrée d’année en année, au mois d’Abib.

L’Écriture rapporte sept fois la célébration de la Pâque : la première fois ici, c’est son institution ; puis dans le livre des Nombres, avec Josué, deux fois dans le livre des Chroniques (sous Ezéchias et Josias), dans le livre d’Esdras (lors de la dédicace du temple réédifié), et en Luc 22 où le Seigneur Lui-même se substituait à l’agneau ; nous pouvons dire avec louange et reconnaissance : « Christ notre pâque a été sacrifiée » (1 Cor. 5:7). Voilà l’une des multiples choses qui se sont passées pendant la nuit.


7.2 La verge qui a bourgeonné, fleuri et fructifié pendant la nuit. Nombres 17

Une autre scène qui s’est passée également de nuit (il y en a beaucoup), se trouve dans le livre des Nombres au chapitre 17. Il s’agit de l’établissement de la souveraine sacrificature. Les princes des fils d’Israël furent appelés à amener des verges, une par tribu, une verge d’amandier, et à la déposer devant l’Éternel ; il est dit (Nomb. 17:4) : « Et tu les poseras dans la tente d’assignation, devant le témoignage, où je me rencontre avec vous. Et il arrivera que la verge de l’homme que j’ai choisi bourgeonnera ; et je ferai cesser de devant moi les murmures des fils d’Israël, par lesquels ils murmurent contre vous. Et Moïse parla aux fils d’Israël ; et tous leurs princes lui donnèrent une verge, une verge pour chaque prince, selon leurs maisons de pères : douze verges ; et la verge d’Aaron était au milieu de ces verges. Et Moïse posa les verges devant l’Éternel, dans la tente du témoignage. Et il arriva, le lendemain, que Moïse entra dans la tente du témoignage, et voici, la verge d’Aaron, pour la maison de Lévi, avait bourgeonné, et avait poussé des boutons, et avait produit des fleurs et mûri des amandes. Et Moïse porta toutes les verges de devant l’Éternel à tous les fils d’Israël ; et ils les virent, et reprirent chacun sa verge. Et l’Éternel dit à Moïse : Reporte la verge d’Aaron devant le témoignage, pour être gardée comme un signe aux fils de rébellion ; et tu feras cesser leurs murmures de devant moi, et ils ne mourront pas ».

Voilà donc des verges d’amandier coupées, qui ne reçoivent plus de sève, plus d’alimentation. Elles sont placées devant l’Éternel pendant la nuit. Dieu va établir, démontrer son choix quant à la souveraine sacrificature, et l’homme se retire ; il n’intervient en rien dans ce choix qui est de Dieu seul. Et c’est au matin que l’on vient constater qu’une seule de ces douze verges a repris vie ; il lui a poussé des bourgeons, elle a fleuri et a produit des amandes. Nous avons en cela une image de l’établissement de la souveraine sacrificature de Christ au travers de la mort et de la résurrection. La verge qui sert de figure est celle d’Aaron ici, et c’est Aaron qui est institué souverain sacrificateur de la famille lévitique, et cette verge est portée devant l’Éternel.

Cette verge n’était pas celle que Moïse a utilisée lorsqu’il s’est présenté devant le Pharaon, ni la verge dont il a frappé les eaux pour traverser la Mer Rouge lors de la délivrance du peuple. Elle n’est pas une verge pour exercer le jugement, mais elle est la verge de la sacrificature, qui a pour effet de faire cesser les murmures : combien nous en avons besoin, car il n’a pas fallu beaucoup de temps après la traversée de la Mer Rouge pour que le peuple se mette à murmurer ! Mais ce n’est pas avec cette verge-là qu’il fallait frapper deux fois le rocher ; il ne fallait même pas le frapper deux fois, mais une seule fois, car Christ ne saurait être frappé deux fois.

Ce qui s’est passé cette nuit de Nombres 17 nous parle de cette autre nuit, à nulle autre semblable, surnaturelle, celle des heures de l’expiation, par lesquelles et en vertu desquelles le Seigneur a reçu cette sacrificature d’un ordre qui n’est pas celui d’Aaron, qui est d’un ordre intransmissible. Il exerce maintenant sa sacrificature en notre faveur selon le caractère aaronique, c’est-à-dire l’intercession. Nous en sommes les heureux bénéficiaires à tel point que nous n’avons même pas besoin de demander au Seigneur qu’Il prie et intercède pour nous : Il le fait, et Il est toujours vivant pour intercéder pour nous.

L’homme se retire pendant que Dieu fait Son choix, le peuple ne peut que constater le choix que Dieu a fait, le Seigneur est devenu souverain sacrificateur. Il ne l’était pas lorsqu’Il est venu comme homme sur la terre, Il n’était pas davantage l’Auteur du salut éternel ni la maîtresse pierre de coin de l’édifice de la grâce avant d’accomplir Son œuvre. Il est devenu ce qu’Il n’était pas, tout en demeurant ce qu’Il a toujours été.


7.3 La toison devenue sèche pendant la nuit. Juges 7:36-40

Une autre scène se passe la nuit dans le livre des Juges (7:36) : « Et Gédéon dit à Dieu : Si tu veux sauver Israël par ma main, comme tu l’as dit, voici, je mets une toison de laine dans l’aire : si la rosée est sur la toison seule, et que la sécheresse soit sur toute la terre, alors je connaîtrai que tu sauveras Israël par ma main, comme tu l’as dit. Et il arriva ainsi. Et il se leva de bonne heure le lendemain, et il pressa la toison et exprima la rosée de la toison, plein une coupe d’eau. Et Gédéon dit à Dieu : Que ta colère ne s’embrase pas contre moi, et je parlerai seulement cette fois : encore une seule fois, je te prie, je ferai un essai avec la toison ; je te prie qu’il n’y ait de la sécheresse que sur la toison, et que sur toute la terre il y ait de la rosée. Et Dieu fit ainsi cette nuit-là : et la sécheresse fut sur la toison seule, et sur toute la terre il y eut de la rosée ».

Cette toison de laine, cette allégorie peut s’appliquer aussi bien au peuple d’Israël, objet du choix divin, qu’au Seigneur Lui-même. Israël a été béni, car dans l’affaire de Balaam nous en avons une déclaration sans équivoque. Si Balak voulait appeler la malédiction sur le peuple, il ne le pouvait pas, car « il est béni » dit Dieu, « et je ne le révoquerai pas », en dépit de ce qu’il est. Nous avons pour nous-mêmes une assurance combien précieuse, nous sommes bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; mais ce n’est pas en vertu de nos mérites, de notre fidélité, mais en vertu de Sa grâce.

La toison, Israël était l’objet d’une bénédiction dont les nations étaient privées. Il y avait la toison imprégnée de rosée dans sa plénitude même ; mais sur la terre, les nations en étaient privées, il n’y avait pas de rosée. Combien cette allégorie trouve-t-elle sa parfaite réalisation dans la personne du Seigneur ! Toutes les bénédictions ont leur source en Lui, Il est le Béni (voir la comparution du Seigneur devant ses condamnateurs), Il est le Béni. Il n’y a aucune bénédiction qui puisse parvenir à l’homme en dehors de Lui ; c’est impossible. Même dans l’Ancien Testament où de nombreux rachetés, de nombreux hommes de foi ont été l’objet de bénédictions particulières, c’était par anticipation, par l’œuvre de Christ qui allait s’accomplir ; et nous, nous sommes bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ.

Le Seigneur était donc l’expression divine, complète, parfaite de ces mots « plein une coupe d’eau » ; toute la bénédiction était réunie, rassemblée, concentrée dans la personne même du Seigneur. Mais pour qu’elle parvienne à la terre, que fallait-il ? Il fallait que la toison connaisse la sécheresse afin qu’à travers elle la rosée puisse parvenir sur la terre, sur les hommes. Et il est frappant de voir la sécheresse que le Seigneur a connue, physiquement, et combien plus moralement. L’une des sept paroles prononcées sur la croix est justement : « J’ai soif ». Il a connu la sécheresse absolue afin que par Lui, et en raison de Son œuvre, nous soyons les objets de ces ondées de la bénédiction, de la rosée d’En Haut. La rosée est l’image de la bénédiction ; nous pouvons pratiquement en jouir, nous sommes appelés à en jouir pleinement ; mais même dans la nature on voit que pour qu’il y ait de la rosée sur la terre le matin, il faut qu’il n’y ait ni nuage ni vent. Et spirituellement, nous retrouvons ces deux éléments pour que l’on puisse jouir véritablement de la bénédiction qui résulte de la communion et de la jouissance de la communion avec le Seigneur : il ne faut pas qu’il y ait des nuages qui interceptent la jouissance de notre intimité avec Lui ; l’agitation, le vent est un obstacle à la rosée.

Ces choses encore sont présentées devant nous comme se passant pendant la nuit. Nous les devons à cette nuit incomparable que le Seigneur a connue pendant les heures de l’expiation.


7.4 Le peuple assis dans les ténèbres à vu une grande lumière

Nous lisons en Ésaïe 9:2 « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre de la mort... la lumière a resplendi sur eux ! » Et le Seigneur a cité ce passage au début de Matthieu (4:16) : « le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière ; et à ceux qui sont assis dans la région et dans l’ombre de la mort, la lumière s’est levée sur eux ». Parole prophétique qui trouve son accomplissement lors de la naissance du Seigneur, la venue du Messie pour son peuple. Il est remarquable de constater qu’en Luc, au début (2:8), il est écrit : « Et il y avait dans la même contrée des bergers demeurant aux champs, et gardant leur troupeau durant les veilles de la nuit. Et voici, un ange du Seigneur se trouva avec eux, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux ; et ils furent saisis d’une fort grande peur. Et l’ange leur dit : N’ayez point de peur, car voici, je vous annonce un grand sujet de joie qui sera pour tout le peuple ; car aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur ».

Dans les veilles de la nuit… c’était une nuit naturelle, mais il y a trois natures de nuit : il y a la nuit naturelle, physique liée à la création ; il y a la nuit morale qui est la situation de toute âme étrangère à la grâce de Dieu, sans relation avec Celui qui est la lumière ; et puis il y a les ténèbres exceptionnelles des trois heures de l’expiation. Cette grande lumière est annoncée en Ésaïe à l’intention de ce peuple dans l’ombre des ténèbres, dans l’ombre de la mort, et elle est répétée par le Seigneur Lui-même en Matthieu 4. Elle trouve sa réalisation pendant cette nuit où des bergers attendaient la délivrance, — des bergers et non pas les principaux du peuple qui étaient étrangers aux prophéties qui leurs avaient été données, eux qui auraient dû attendre le Seigneur, le Messie. Combien l’attendaient ? un tout petit résidu, compté presque sur les doigts d’une main ; pendant cette nuit où ces bergers paissent et s’occupent de leurs troupeaux, la bonne nouvelle de la réalisation de cette prophétie d’Ésaïe 9 trouve sa réalisation.

Mais pour que nous soyons véritablement introduits dans la lumière, il fallait que le Seigneur, ce Sauveur annoncé et venu, entre Lui-même dans les ténèbres, Lui qui est lumière, La lumière du monde ; mais les ténèbres ne l’ont pas comprise, ne L’ont pas reçu, et le Seigneur a dû connaître Lui-même les ténèbres dans cette nuit exceptionnelle dont nous parle les évangiles, principalement en Matthieu 27, où il nous est dit que de la sixième heure à la neuvième heure, en plein jour, il y eut des ténèbres sur tout le pays. Voilà ce qu’a dû connaître notre Seigneur, notre Sauveur bien aimé qui est venu nous apporter la lumière ; il a dû Lui-même entrer dans les ténèbres. — Pendant ces heures, l’Ennemi s’est retiré ; il L’avait laissé depuis la tentation, pour un peu de temps, et il avait repris ses assauts redoublés au jardin de Gethsémané, cherchant à faire reculer le Seigneur devant le prix à payer, celui d’être fait péché devant un Dieu saint. Mais le Seigneur, dans Ses souffrances que nous ne pouvons ni saisir ni mesurer, les souffrances par anticipation dans le jardin, si terrifiantes pour Lui à cause de la perspective d’être fait péché, Il peut dire à son Dieu et Père : « non pas comme moi je veux, mais comme toi tu veux ». Et pendant ces mêmes heures, Il a subi la haine violente et brutale de Ses persécuteurs, des hommes déchaînés contre Lui par celui qui les conduisait. — Puis l’ennemi s’est retiré ; ni Satan ni les hommes n’interviennent pendant les trois heures où ce luminaire qu’Il avait établi pour éclairer les œuvres de Ses mains où tout était très bon, est enveloppé de ténèbres ; il n’éclaire pas son Créateur fait péché. C’est la nuit unique dans les annales de l’éternité où le Seigneur paie le « prix magnifique », où Son amour pour Son Père s’exprime dans une mesure et dans un langage que seul le Père peut apprécier et mesurer : nous nous tenons dans l’adoration à distance.

Mais la lumière sera faite, elle va briller de tout son éclat. Il est remarquable, et très beau, de voir qu’au matin, de très grand matin, lorsque le soleil se levait, l’aube d’un jour de grâce qui dure encore par la patience de Dieu, lorsque le soleil se levait de fort grand matin, ces femmes viennent au sépulcre pour trouver un sépulcre vide.


8 Dans la lumière, le souvenir des heures de ténèbres

Et maintenant pendant que nous sommes encore dans les ténèbres de ce monde (car ils n’ont fait que s’épaissir), que faisons-nous ? Nous sommes quant à nous-mêmes introduits dans la lumière, car l’Étoile brillante du matin, par grâce, est déjà levée dans nos cœurs. Et qu’avons-nous le privilège de faire ? c’est de répondre à ce qu’Il nous a demandé, à ce qu’Il a institué la nuit qu’Il fut livré, et où Il a institué ce qui est pour nous le mémorial de Son œuvre. Il a laissé, comme le dit le psalmiste, le mémorial de ses merveilles. Et dans l’attente de Son retour, alors que nous avons déjà été appelés dans cette merveilleuse lumière, nous nous souvenons, dans la louange de nos cœurs et dans l’adoration, de ce qu’Il a connu, Lui, la lumière du monde pendant les heures ténébreuses de l’expiation ; et nous prenons le souvenir qu’Il nous a laissé, la nuit qu’Il fut livré. Et ce souvenir, s’il est pour la terre, le Seigneur nous l’a laissé sachant que nous avons des cœurs oublieux.


9 Le jour d’éternité

Mais ce souvenir se perpétuera éternellement, lorsque nous arriverons dans ce lieu, cette sphère de laquelle il nous est dit (Apoc. 22:5) : « Et il n’y aura plus de nuit, ni besoin d’une lampe et de la lumière du soleil ; car le Seigneur Dieu fera briller [sa] lumière sur eux ; et ils régneront aux siècles des siècles ». Et de même, en Apoc. 21:23 au sujet de la cité céleste, la nouvelle Jérusalem, il nous est dit : « Et la cité n’a pas besoin du soleil ni de la lune, pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe ».

Par la grâce nous sommes déjà introduits spirituellement dans la lumière, mais nous sommes dans une scène où nous sommes environnés des ténèbres. Bientôt nous serons dans cette sphère céleste, inaltérable, où la lumière ne prendra jamais fin et ne faiblira jamais, dans cette éternité, dans ce jour éternel au sujet duquel nous pouvons dire avec l’apôtre Pierre : « Gloire à Dieu jusqu’au jour d’éternité ». Ce jour sans fin ne sera pas trop long pour Lui adresser la louange, la reconnaissance et l’adoration de nos cœurs.

Enseignant 5505 mots - lu 1420 fois - ajouté le 19/01/15 Télécharger ce message Version imprimable Recommander ce message
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