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Les Détails sur l'enseignement
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LES MINISTÈRES DE LA PRÉDICATION ET DE L'ENSEIGNEMENT

de Enseignant))

Quel était le rôle de la prédication et de l'enseignement au temps de l'église du premier siècle? Le peuple de Dieu a besoin d'un enseignement approfondi de la Parole de Dieu. Actes 2:42 révèle que les premiers chrétiens persévéraient dans l'enseignement des apôtres. L'enseignement est aussi l'un des dons de l'Esprit mentionnés dans 1 Corinthiens 12. Paul a recommandé que si un homme possède le don d'enseigner, qu'il « s'applique à l'enseignement » (Rm 12:7). Les anciens qui travaillent à l'enseignement et à prédication doivent être soutenus financièrement par l'église (1 Tm 5:17).

1 Corinthiens 14 présente un modèle à suivre détaillé de réunion d'église ordinaire. Un point important à retenir de 1 Corinthiens 14 est qu'une seule personne ne doit pas dominer la réunion, peu importe son don spirituel. Chaque frère doit avoir la possibilité de participer à la réunion. Il est clair que l'enseignement fait parties des activités de la réunion, mais dans le texte, il est mentionné comme une simple activité parmi d'autres (14:26). De toute évidence, les premières réunions d'église n'étaient pas essentiellement axées sur l'étude biblique. Dans ce contexte, si un enseignant doté de ce don l'exerçait chaque semaine de manière approfondie, cela empêchait nécessairement l'exercice des autres dons. Une part égale doit être accordée à une variété de contributions : les chants, les témoignages, la prière, la prophétie, les langues, les enseignements, etc. Ainsi, un enseignement se doit d'être plutôt court que long, afin de permettre aux autres dons d'être exercés librement. Si la réunion décrite dans 1 Corinthiens 14 ne laisse pas place aux personnes ayant des dons surnaturels d'enseignement de présenter des enseignements très complets, quand en est-il temps?

La réponse est simple. De longs et intenses enseignements doivent se faire lors de réunions spécialement dédiées à un ministère et non lors de la réunion ordinaire du Jour du Seigneur. Les réunions hebdomadaires de l'église locale doivent être axées sur le Repas du Seigneur et suivi d'un temps de partage participatif et ordonné (1 Co 11:17-22; 14:23). Ceci dans le but que tout serve à l'édification (1 Co 14:26). De telles réunions doivent être plutôt petites (des dizaines de personnes) plutôt que grandes (des centaines ou des milliers de personnes) et ne pas être sous la domination d'une seule personne.

Par opposition aux réunions de l'église, les réunions de ministère sont généralement axées sur les dons d'une seule ou de quelques personnes et peuvent être de grands rassemblements selon l'espace disponible. Si cinq milles croyants veulent s'assembler pour entendre quelqu'un expliquer les Écritures, c'est fantastique! Cependant, il faut s'assurer que personne ne pense qu'un tel rassemblement est une réunion d'église. C'est simplement une réunion de ministère.

Par exemple, Paul a enseigné tous les jours pendant deux ans à l'école de Tyrannus, de telle sorte que tous ceux qui demeuraient en Asie entendirent la parole du Seigneur (Ac 19:9-10). Quand il était à Rome, Paul a demeuré deux ans dans un logement privé en prêchant le royaume de Dieu et enseignant les choses qui regardent le Seigneur Jésus-Christ, avec toute liberté et sans aucune empêchement (Ac 28:30- 31). Ces réunions de ministère ne remplaçaient pas la réunion régulière de l'église locale mais elles s'ajoutaient à elles. Un autre exemple d'une grande réunion de ministère est le ministère de guérison public des apôtres au portique de Salomon (Ac 5:12-16,42). De grandes foules s'assemblaient pour entendre l'Évangile et ils amenaient leurs malades afin qu'ils soient guéris. Néanmoins, ces services de prédications et de guérisons quotidiens n'ont pas supplanté les plus petites réunions d'église maison régulières.

Il y a plusieurs exemples modernes de réunions de ministère. Bill Gothard a voyagé pour présenter son école, l'Institute in Basic Youth Conflicts, dans toutes les grandes villes d'Amérique. Des milliers de personnes se sont déplacées pour l'entendre, remplissant à pleine capacité les centres communautaires de chaque localité. Des chrétiens de diverses confessions chrétiennes s'y rendaient. Cependant ce n'était pas l'église; c'était un temps d'enseignement qui avait pour but d'outiller l'église en général. Comme autre exemple, prenons Billy Graham qui arrivait dans une ville, louait un stade et y tenait une croisade d'évangélisation. Des croyants de diverses églises participaient à sa croisade. Toutefois, la croisade n'était pas une réunion d'église; c'était de l'évangélisation. Ceux qui crurent en Christ lors d'une croisade ont été redirigés vers les églises locales. Le ministère musical de Bill et Gloria Gather peut être un troisième exemple. Le peuple de Dieu est venu en masse à leurs concerts afin de louer le Seigneur de tout leur coeur. Le peuple de Dieu retournait ensuite dans ses églises locales encouragés et remplis de louange. Les images d'adoration décrites dans Apocalypse 19:1-10 me viennent à l'esprit. Il est bon d'être béni par de tels rassemblements.

Toutes les réunions de ministère devraient servir à fortifier l'église locale et non la supplanter. Les vraies églises ont le droit d'exercer la discipline de l'église, d'avoir leurs propres anciens et de célébrer le Repas du Seigneur. Rien de cela n'est vrai concernant les réunions de ministère bibliques. L'une des grandes erreurs du christianisme moderne est de confondre les grandes réunions de ministère avec les vraies réunions de l'église. En effet, ce qui est réellement l'église a été entièrement remplacé par des réunions de ministère. Après avoir visité l'église occidentale, le chrétien chinois Watchman Nee a observé que la plupart des chrétiens occidentaux n'ont jamais réellement assisté à une réunion d'église - ils ont seulement expérimenté les réunions de ministère!

La façon occidentale de tenir un service d'église ressemble beaucoup à une réunion de ministère du Nouveau Testament. Elle est dominée par une personne dotée d'un don et un grand nombre de personnes y participent afin de bénéficier de ce don. Ces réunions de ministère peuvent s'articuler autour de l'enseignement biblique, l'évangélisation, la louange, la guérison, l'encouragement, etc. De telles réunions sont très utiles et ont leur place. Toutefois, ces réunions sont au bout du compte secondaires et optionnelles. Le principal et l'indispensable, ce sont les réunions d'église. Les réunions d'église locales doivent être petites et participatives. Elles ne doivent pas être axées sur le don d'une seule personne. Le Repas du Seigneur doit y tenir une place centrale.

- Steve Atkerson

DEUXIÈME PARTIE

Dans le Nouveau Testament, il y a des réunions d'église où on s'assemble le dimanche dans les maisons avec deux objectifs. Premièrement, ils avaient un temps de partage et de louange complètement libre, participatif et spontané qui n'était d'aucune façon dirigé par une personne à l'avant. Deuxièmement, ils célébraient le Repas du Seigneur comme le repas principal de la journée. Compte tenu d'un tel modèle (c'est bel et bien la façon dont les apôtres ont établi toutes les églises), certaines autres pratiques seraient inadmissibles.

Par exemple, un tel contexte ne nécessite pas du tout de bâtiment sacré. Par conséquent, il n'est pas surprenant de découvrir que les réunions d'église du Nouveau Testament se tenaient exclusivement dans les maisons. Une autre chose qui ne se trouve pas dans le Nouveau Testament, c'est un service du dimanche dirigé de l'avant, où l'assistance s'assoit en rangée comme un auditoire et ne participe qu'aux chants et, dans certains cas, à un bref temps libre de prière. Vous n'y trouverez pas non plus quelque chose qui ressemble un tant soit peu à un sermon. Une telle pratique irait complètement à l'encontre de l'essence du rassemblement de l'église le dimanche comme on le voyait à l'origine. De la façon dont les églises ont été établies par les apôtres, lorsqu'elles s'assemblaient le Jour du Seigneur, la règle était strictement « chacun at- il [...] car vous pouvez tous prophétiser l'un après l'autre » (1 Co 14:26, 31). Ils ont établis les églises de sorte à encourager vivement tous ceux qui sont assemblés à participer et ainsi créer une dynamique où le Seigneur pourrait librement agir par Son Esprit par chaque partie de Son corps. L'idée que le rassemblement de l'église au Jour du Seigneur s'articule autour d'un seul individu va à l'encontre des Écritures et les contredit absolument.

Cependant, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas lieu d'avoir, parmi le peuple de Dieu, des réunions axées sur l'enseignement d'une personne en particulier. En effet, le Seigneur pourvoit des gens dans les églises qui sont dotés de ce don et le Nouveau Testament précise que l'enseignement est un appel et un don du Saint-Esprit. Dans l'église dont je fais partie, nous nous réunissons les mardis soirs pour une étude biblique et nous nous appliquons à approfondir notre compréhension de la Parole de Dieu. Mais dans le Nouveau Testament, les rassemblements de l'église le dimanche n'étaient pas un temps où les dons étaient exercés de cette façon. L'on favorisait surtout la participation mutuelle; plusieurs personnes partageaient quelque chose, même de courts enseignements, sans que personne ne prédomine ou ne dirige de quelque manière.

Cela nous aide à ne plus mettre les responsables sur un piédestal et à contrer notre tendance à se rassembler autour de ceux qui ont la capacité d'enseigner et de prendre parole publiquement, ce qui a pour conséquence de faire d'eux des surhommes. Cela nous préserve de la division néfaste entre le clergé et les laïcs et du système non biblique où la majorité est dirigée par une minorité, ce qui crée une hiérarchie. Une église ne devrait jamais avoir de hiérarchie. La seule hiérarchie applicable à l'église dans le Nouveau Testament est simplement Jésus et tous les autres. Même les anciens - car c'est cela que l'église biblique a ou ce vers quoi elle tend : une pluralité d'anciens masculins égaux qui sont tirés du groupe qu'ils servent - se trouve strictement dans la catégorie tous les autres.

De plus, cette approche biblique de faire les choses crée une dynamique où les gens se sentent libres de poser des questions peu importe ce qui est enseigné afin d'examiner la matière et de la comprendre plus amplement. Ceux qui enseignent réalisent ainsi que leur tâche est de faire en sorte que les gens soient persuadés que ce qu'ils disent est biblique. Ainsi, on s'attend moins à ce que les gens gobent un enseignement simplement parce que c'est ce que leurs responsables leur enseignent. Cela crée une dynamique où les gens sont plus enclins à chercher à comprendre et à réfléchir au lieu de simplement accepter ce qui leur est enseigné comme un fait avec lequel ils n'ont d'autre choix que d'être d'accord. Bref, cela engendre ce que plusieurs responsables de plusieurs églises craignent, des gens qui ouvrent leur Bible et qui sont capables de penser pour eux-mêmes, qui n'acceptent pas simplement ce qu'on leur dit à cause de l'autorité du responsable, mais qui questionnent l'enseignement et l'éprouve jusqu'à ce qu'ils soient persuadés qu'il est biblique ou non. Cela permet d'entendre les différents points de vue et la sagesse de toute l'église et suscite une ambiance d'humilité où chacun cherche de bon coeur à apprendre de l'autre. Cela nous rappelle un fait important et vital : le Seigneur habite tout Son peuple et peut donc parler par le moyen de n'importe qui dans l'église, et non seulement par le moyen d'une élite choisie et douée pour s'exprimer.

Je dois maintenant aborder ce que certains perçoivent comme une objection biblique : la prédication de Paul. Regardons plus attentivement ce dimanche particulier que l'apôtre Paul a passé avec l'église de Troas: « Et le premier jour de la semaine, les disciples étant assemblés pour rompre le pain, Paul discourait avec eux, devant partir le lendemain, et il prolongea son discours jusqu'à minuit. » (Ac 20:7).

Ici, les croyants de Troas se rassemblent pour leur assemblée principale de la semaine et on peut y observer certaines choses. (En passant, aucun spécialiste de la Bible ne serait en désaccord avec les observations que je fais ici. Ce sont simplement des faits tirés du texte.)

L'église s'assemble le premier jour de la semaine, le dimanche.
Ils s'assemblaient ensemble dans une maison.
Le texte grec nous indique que le but principal de leur assemblée est de rompre le pain.
L'expression rompre le pain signifie manger un repas complet, qui est ici le Repas du Seigneur.
Ce que je veux souligner ici, c'est que Paul parlait aux gens et il a continué à le faire jusqu'à minuit. Cela peut sembler comme si Paul est le seul à prendre parole et que les autres ne font qu'écouter. Si c'est le cas, il ne s'agit pas ici d'une réunion libre, non dirigée et participative comme on pourrait s'y attendre si on suppose que ce que j'ai dit jusqu'ici n'est pas complètement faux. Mais ce n'est pas tout, car certaines traductions de la Bible le formulent ainsi, « Paul discourait avec eux, [...], et il prolongea son discours jusqu'à minuit. »

Cela ne vous apparaît-il pas comme un sermon du dimanche ou, mieux encore, le plus grand sermon du dimanche jamais prononcé depuis des temps immémoriaux? S'il faut en croire ce verset, Paul n'a pas seulement prêché à cette église, mais il a continué à le faire jusqu'à minuit. Que puis-je donc dire par rapport à cela considérant le but de cet article? Bien, c'est en réalité très simple. Dans l'original, le mot grec ne dit pas exactement ce que la traduction rapporte. Luc n'emploie pas du tout l'un des mots qui peuvent être traduits par prêcher. Il décrit plutôt ce que Paul a fait jusqu'à minuit à l'aide du mot dialogemai. Et dialogemai, comme n'importe quel spécialiste du grec vous le dirait, signifie converser, discuter, raisonner ou argumenter avec. Cela dénote un échange verbal entre deux partis différents et c'est en fait l'origine du mot dialogue.

La prédication est un monologue et dans certains contextes de la vie d'église cela peut être très bien. Par exemple, les études bibliques en semaine peuvent très bien être dirigées quelques fois par une personne qui fait un monologue suivi de questions. Mais dans le Nouveau Testament, lorsque le peuple du Seigneur s'assemble le dimanche en tant qu'église, ce n'est strictement que du dialogue qui doit prendre place et c'est précisément ce que Paul fait ici. En effet, il donne véritablement un enseignement à l'église, qui se poursuit tard dans la nuit parce qu'ils veulent apprendre tout ce qu'ils peuvent de lui, mais c'est sous la forme d'une discussion et non d'un monologue, quel qu'il soit. C'était participatif et interactif, à l'image du modèle qu'ont établi les apôtres lorsqu'ils ont organisé les réunions du dimanche. Bref, Paul conversait simplement avec eux. C'était un dialogue où lui et l'église assemblée raisonnaient ensemble. C'était une communication dans les deux sens. C'était des questions et des réponses, des arguments et des contre-arguments, des objections et des explications! Paul ne se tient pas là debout sur une plateforme, pendant que les tous les autres sont assis silencieusement et l'écoutent leur parler. Non, il est plutôt assis sur le sofa dans le salon et discutent avec eux.

Comme je l'ai déjà dit, il y a bien sûr un temps pour quelque chose qui relève plus de l'enseignement formel, mais il est clair que quiconque enseigne doit être totalement ouvert aux questions qui touchent son sujet. Ce ne doit pas être nécessairement fait pendant l'enseignement, mais lorsque l'enseignant a terminé, les questions et les retours en arrière sont appropriés. Qu'il soit clair cependant que quiconque fait cet enseignement, et c'est encore mieux si plusieurs frères se partagent cette tâche, est seulement un frère parmi les autres, et qu'il n'est pas spécial ou plus spirituel parce qu'il a un don pour cela. (À l'étude biblique du mardi de l'église dont je fais partie, nous avons aussi beaucoup de discussions et de séances d'enseignement de type interactif. Le type « conférence » est seulement l'une des approches possibles.)

Laissez-moi terminer en insistant sur le fait que je ne veux pas du tout réduire l'importance de l'enseignement de la Bible dans la vie des églises chrétiennes. Loin de là! En effet, aucun d'entre nous n'aborderait ces choses si ce n'était du fait que nous sommes nous-mêmes ancrés dans un bon enseignement de la Bible, que c'est ce que nous voulons et que nous voulons transmettre. Non, nous affirmons seulement que nous devons commencer à faire les choses de façon biblique. En cela comme en toutes autres choses, nous devons nous réajuster d'après ce que la Parole de Dieu enseigne plutôt que de conserver des traditions qui datent mais qui n'ont rien de biblique.

Il n'y a pas de doute, les églises ont constamment besoin d'enseignement. Mais elles ont aussi besoin d'autres choses! De pratiquer certaines choses bibliques aux dépens de d'autres également bibliques est, croyez-moi, une grande erreur. Les apôtres s'attendaient à ce que lorsque les croyants se réunissaient dans leurs églises respectives le Jour du Seigneur, ils feraient ainsi, « Lorsque vous vous assemblez, chacun a-t-il » (1 Co 14:26). Il devrait donc en être de cette façon! Rien de moins, rien de plus!

Vous comprenez? Très bien! C'est assez simple, n'est-ce pas? Après tout, quelles idées et quelle façon de faire sont les meilleures? Celles de Jésus et des apôtres? Ou bien celles de quelqu'un d'autre?

- Beresford Job

TROISIÈME PARTIE

Bien que l'on parle beaucoup de groupes de maison, il est aussi important de prendre conscience de ce que les Écritures décrivent comme une attitude et une congrégation beaucoup plus grande : être membre de l'église universelle. Il est malsain pour des croyants d'exister exclusivement dans le cadre d'une seule église-maison isolée. Chaque église-maison est, à proprement parler, une partie d'une église plus grande, celle de la ville, peu importe dans quelle ville elle est située. Bien qu'ils puissent ne jamais se rencontrer ensemble dans un même endroit et bien qu'il ne soit pas nécessaire qu'une autorité ecclésiastique extérieure en ait la charge, toutes les congrégations d'une même région constituent le corps de Christ. Nous devons entretenir une attitude d'unité, d'acceptation, d'amour, d'intérêt et de coopération avec tous les autres croyants de notre ville.

Qu'est-ce que l'église universelle a à voir avec la prédication et l'enseignement? Simplement ceci : concernant l'enseignement et l'interprétation de la Bible, nous ne devons pas négliger le reste de l'église dans son ensemble. La Bible est notre autorité finale, mais elle n'est pas notre seule autorité. Le Saint-Esprit a activement guidé et oeuvré parmi le peuple de Dieu depuis 2 000 ans. Quand l'église historique a étudié une question et est parvenue à un consensus à ce sujet, cela fait aussi autorité pour nous. Avons-nous réellement le droit de remettre en question la théologie établie par l'église au fil du temps? Comme un historien de l'église l'a dit « On dit que les Actes des apôtres peuvent être mieux décrites comme les "Actes du Saint-Esprit". Mais c'est l'histoire entière de l'église qui devrait être intitulée de cette façon et considérée de cette façon. N'importe quel mouvement chrétien qui néglige cette histoire perd ce lien de solidarité avec l'église de Christ de tous les âges. Le slogan "Retour au Nouveau Testament" est représentatif en partie seulement de la vérité. "De l'avant avec l'Esprit" est l'autre partie de cette vérité; ensemble, ils forment l'autorité des Réformateurs - qui en était toujours une de "Parole et Esprit". C'est le même Esprit qui a inspiré la Bible qui habite l'église, formant les traditions et rappelant à chaque époque l'autorité de la Parole donnée une fois pour toute. »1

Qui a l'autorité de décider de l'interprétation correcte de la Bible? Une seule église (Rome par exemple), un seul croyant ou bien l'église universelle dans son ensemble? À un extrême, les catholiques romains affirment qu'en tant qu'individu vous n'êtes pas supposé interpréter votre Bible mais plutôt accepter l'interprétation que Rome en fait. Cependant, à l'extrême opposé, plusieurs évangéliques ont remplacé Rome avec un nouveau Pape, c'est-à-dire chaque croyant individuel. «Moi et ma Bible.» Est-ce si différent?

Les auteurs de ce livre défendent l'orthodoxie chrétienne et historique (le vin), mais sous la forme d'église (l'outre) que les apôtres nous ont léguée dans le Nouveau Testament. Nous croyons que les enseignements d'origine des apôtres ont été préservés par les doctrines essentielles de la foi chrétienne historique. Jésus a dit qu'il était bon pour nous qu'Il parte afin d'envoyer le Saint-Esprit qui vit en nous et qui nous guide. Nous croyons que l'Esprit a la capacité d'enseigner et de diriger le peuple de Dieu et nous en concluons que l'église historique a bel et bien préservé l'essentiel de la théologie, car elle a été enseignée par l'Esprit. Lorsque certaines doctrines de base reçoivent aujourd'hui l'approbation de chrétiens de différents milieux, ainsi que l'approbation de pratiquement tous ceux qui nous ont précédés dans la foi, cela devrait retenir notre attention. Cela fait foi d'autorité. Certaines de ces bases sont : les soixante-et-six livres de la Bible contiennent dans son entièreté finale la révélation de Dieu écrite pour nous, la doctrine de la Trinité, la divinité de Christ, la nature propitiatoire de l'oeuvre de Christ à la croix, la justification par la grâce par le moyen de la foi pour les bonnes oeuvres, le retour futur de Christ sur terre sous la forme d'un homme, la résurrection future de la chair et des morts et le jugement à venir.

La doctrine protestante d'origine sola scriptura affirme entre autres que bien que la Bible soit notre autorité finale, elle n'est pas la seule autorité. L'église dans son tout est aussi une autorité (bien que secondaire). Comme Paul l'a écrit à Timothée, l'église est « la colonne et la base de la vérité » (1 Tm 3:15). Lorsque l'église entière parvient aux mêmes conclusions concernant la théologie, cela fait autorité. Des enseignements contraires à la doctrine universellement approuvée par l'église dans son ensemble ne doivent pas être retenus.

L'église historique nous a légué plusieurs crédos et confessions. Le mot crédo est de racine latine et signifie simplement « Je crois. » Saviez-vous qu'il y a un crédo fait par l'église et postérieur au Nouveau Testament imprimé dans votre Bible? Il s'appelle la «Table des matières». Ce n'est que longtemps après l'ère apostolique que les livres de la Bible ont été rassemblés et approuvés. Comment pouvons-nous avoir confiance que l'église historique nous donne la bonne compilation de livres qui doit être dans nos Bibles mais cependant ne pas avoir confiance qu'elle nous donne aussi la bonne théologie sur ce que cette même Bible enseigne? La plupart des gens qui ont une réticence à accepter les crédos de base de l'église sont ceux qui adhèrent à une théologie aberrante qui rejettent un ou plusieurs des éléments essentiels susmentionnés.

Puisqu'ils ne sont pas inspirés, on doit reconnaître que les crédos et confessions des différentes églises sont sujets à l'erreur. C'est évident du fait qu'ils diffèrent les uns des autres en certains points. Cependant, nous devrions être attentifs lorsque les crédos et les confessions s'accordent sans contraintes sur divers sujets. Il serait naïf, et même arrogant, de penser qu'une nouvelle vérité a été découverte et que 99 % des gens qui ont étudié la Bible ne l'ont pas vue. Nous devons garder une humilité historique ainsi qu'un esprit de soumission mutuelle envers l'église en général et l'église du passé. Que les pasteurs, enseignants, laïcs, historiens, catéchistes et théologiens parviennent tous à la même conclusion à l'égard d'un concept de base de théologie est très révélateur. Bien que la forme de l'église est au-delà de la portée des crédos, il est important de souligner que des spécialistes de chaque dénomination s'entendent généralement au sujet des pratiques de l'Église du premier siècle, comme les églises-maison, les réunions interactives, le Repas du Seigneur comme un repas de communion, une direction sans hiérarchie, le soutien d'anciens compétents, les évangélistes itinérants et des implanteurs d'église.

Si vous rejetez les interprétations de l'église dans son ensemble, il ne vous reste que le subjectivisme individualiste. Keith Mathison, dans The Shape of Sola Scriptura (La forme de Sola Scriptura) a correctement fait remarquer que le mouvement évangélique américain moderne a redéfini sola scriptura comme étant du rationalisme illuminé ou de l'individualisme démocratique à l'état pur. Cette réinterprétation moderne rend autonome la raison et le jugement de chaque croyant individuel. Ça donne comme résultat le relativisme, le subjectivisme et le chaos théologique que l'on voit dans le mouvement évangélique moderne d'aujourd'hui. Mathison fait aussi remarquer que chacun de nous aborde les Écritures avec différents présupposés, des taches aveugles, des faits importants ignorés et, plus important encore, une nature pécheresse. Puisque nous ne sommes pas en terrain neutre, chacun de nous lit les Écritures en y voyant des choses qui n'y sont pas et en manquant des choses qui y sont. La raison et la conscience deviennent alors les interprètes finaux. La vérité objective et universelle des Écritures devient pratiquement sans conséquence, car plutôt que l'Église annonce d'une même voix ce que la Bible enseigne, chaque individu interprète les Écritures comme il lui est bon à ses yeux. Le monde païen entend ainsi une cacophonie de voix contradictoires plutôt que la Parole du Dieu vivant. En bout de ligne, chaque individu a la responsabilité d'établir son propre crédo.2

Des doctrines passagères (théories ou pensées théologiques) continueront à proliférer comme la mauvaise herbe dans un jardin. Il y aura toujours des vents de doctrines diaboliques qui balloteront de tous côtés les plus faibles. Ces problèmes doivent être remis en perspective. Qu'aimeriez-vous mieux jeter par la fenêtre? Un roman théologique récent issu des convictions d'un petit groupe de gens ou bien les convictions théologiques de l'église universelle chrétienne de tous les temps? Un choix doit être fait entre la foi vécue et éprouvée de l'ensemble du peuple de Dieu, en tant que corps, ou le jugement personnel de quelques contradicteurs. Les fausses doctrines pourraient être définies de manière très large comme étant tout ce qui ne concorde pas avec la foi historique orthodoxe qui a été préservée par un consensus générale de l'Église chrétienne pendant les deux derniers millénaires.

L'église dans son ensemble s'est clairement prononcée sur l'interprétation correcte des doctrines fondamentales de la foi chrétienne. De les rejeter est de rejeter les enseignements de la Bible. Ceux qui n'adhèrent pas à une orthodoxie solide n'ont pas la permission d'enseigneur leur fausse doctrine (1 Tm 1:3) et ne doivent pas être reconnus comme apôtres, anciens, enseignants ou diacres (1 Tm 3:9, Tite 1:9). Les églises individuelles ne sont pas comme des barques sur un lac tranquille. Nous allons plutôt vivre des tempêtes en haute mer. Les difficultés viendront. De faux enseignements vont nous secouer. On ne se demande pas si cela arrivera, mais quand ça arrivera. Lorsqu'ils s'opposent à de la théologie hérétique, les anciens et les enseignants doivent dire, comme les capitaines de vaisseaux de guerre « Repoussez les attaquants! ». Nous devons reprendre avec douceur les adversaires, « attendant que Dieu leur donne la repentance, et leur fasse connaître la vérité, et qu'ils sortent de l'ivresse des pièges du diable, qui les tient captifs et soumis à sa volonté. » (2 Tm 2:25-26).

- Steve Atkerson

Enseignant 5166 mots - lu 650 fois - ajouté le 02/01/15 Télécharger ce message Version imprimable Recommander ce message
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