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Lu pour vous / Afrique : «enfants-sorciers», Le «business des pasteurs-prophètes»

Plus de 20.000 enfants ont été accusés de sorcellerie à Kinshasa, selon le bureau régional d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale de l'Unicef. L'organisation publie un nouveau rapport sur ces «enfants-sorciers», «de plus en plus nombreux».


La plupart sont des garçons qui ont entre 8 et 14 ans. Souvent battus, parfois brûlés pour exorciser les «mauvais esprits», ils sont ensuite chassés de chez eux quand ils ne sont pas tués. Un phénomène «récent»qui concerne surtout l'Afrique centrale, tout particulièrement le Bassin du Congo et du Nigeria.


Un phénomène urbain


En Angola, au Cameroun, au Congo ou au Nigeria, les «enfants-sorciers»sont le plus souvent orphelins, handicapés ou albinos. Des enfants au comportement insolite (têtu, agressif, pensif, solitaire...) sont également la cible des familles des villes africaines.


Un grand nombre d'accusations vient en effet des familles elles-mêmes. Les croyances à la sorcellerie sont largement répandues dans les pays d'Afrique subsaharienne. Alors qu'il y a une dizaine d'années, on attribuait surtout la sorcellerie aux femmes âgées, les enfants sont aujourd'hui la principale cible de la lutte anti-sorcière qui sévit dans certains pays d'Afrique.


Le rapport de l'Unicef montre que ce ne sont pas uniquement les croyances à la sorcellerie qui sont la cause de ces accusations. L'urbanisation croissante des villes a entraîné un «dysfonctionnement général de la famille et un bouleversement des relations entre aînés et cadets», explique Joachim Theis, conseiller régional pour l'Unicef pour la protection des enfants en Afrique de l'Ouest et du centre.


Une urbanisation qui remet en cause la légitimité de l'autorité parentale. Et les conflits incessants multiplient le nombre d'orphelins que les familles n'arrivent plus à prendre en charge.


Le «business» des «pasteurs-prophètes»


«Certains prêtres exploitent ces croyances, proposent des services d'exorcisme très coûteux», explique Joachim Theis. Les familles amènent alors ces «enfants-sorciers» pour une séance de«désenvoutement». Le pasteur confirme et légitime l'accusation et administre à l'enfant un «traitement spirituel». L'enfant est notamment isolé et privé de nourriture pendant plusieurs jours et victime de «mauvais traitements».


«Pendant trois jours, on n’a pas eu le droit de manger ni de boire. Le quatrième jour, le prophète a placé nos mains au dessus d'un cierge pour nous faire avouer. Alors j'ai reconnu les accusations et les mauvais traitements ont pris fin. Ceux qui n'acceptaient pas étaient menacés du fouet», raconte le jeune Bruno, accusé de sorcellerie à Kinshasa. Ces séances peuvent être individuelles ou collectives.


En République centrafricaine, des prêtres se livrent à des opérations chirurgicales pour «nettoyer» les «enfants-sorciers». «Puisque la sorcellerie est définie comme étant une substance dans l’abdomen de l’enfant, le pasteur découpe, avec un couteau non stérilisé, le ventre de l’enfant et ampute un petit morceau d’intestin de l’enfant, symbolisant la sorcellerie», rapporte l'Unicef dans son rapport. En Angola, onze églises ont fermé pour abus.


Pauline André


Dans le reportage, Les enfants Sorciers Du Congo, La Face Cachée Du Tiers Monde, le journaliste se rend au sein d’une église évangélique, à Mbujimayi (Congo, RDC). 
Se déroulent des séances de délivrances succinctes. Assis sur une natte à même le sol, on peut apercevoir un jeune homme récitant de manière frénétique et saccadée des mots ou des phrases à peine compréhensibles. Un homme dont on ne connaît ni le statut, ni la fonction au sein de cette assemblée, écrit les dires de ce jeune homme en transe et prétend y déchiffrer la recette d’une potion permettant sa délivrance. Non loin de là, un fidèle nous assure que « Dieu est à l’oeuvre ». La scène semble surréaliste, mais pas pour les protagonistes, qui n’y trouvent aucun inconvénient.
« La réussite d’une délivrance repose sur la volonté de la personne possédée », nous témoigne un fidèle. Si elle est consentante, elle sera effective sinon « il ira au marché », cela signifie « quitter le monde normal ».


D’où viennent ces pratiques? Puisque nulle part, il est écrit dans le Nouveau Testament, de concocter des potions magiques, pour délivrer les démoniaques. Au contraire, « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons; […] » [Marc 16 v. 17]. 
Qu’est-ce qu’un enfant sorcier ? À cette question, un pasteur un peu gêné répond en ces termes, à un journaliste, « C’est un enfant à qui on a transmis un esprit, on sait qu’il est sorcier parce qu’il est têtu, vole, ou fait des choses qui sortent de l’ordinaire ».Par définition, la sorcellerie est tout ce qui relève de « l’extraordinaire, l’inexplicable ».Jusque-là ces propos semblent fondés. Néanmoins, nous avons tous été confrontés à des enfants un peu têtus voire insolents. Sont-ils tous possédés pour autant? La psychologie, est aujourd’hui en capacité de nous éclairer quant aux comportements de nos bambins. Sans pour autant crier « Au diable ! » à chaque opposition de leur part. Mais encore une fois, tout est à prendre avec des pincettes. En tant qu’être spirituel nous ne pouvons tout rationaliser. Il serait donc avantageux d’observer et de demander au Saint-Esprit de nous dévoiler les choses cachées car lui seul sonde le coeur et les reins. Et sait parfaitement ce qui anime chaque enfant de Dieu.


Un avenir hypothéqué


Au cours de notre enquête, différents témoignages ont corroboré nos suspicions. Dans divers cas, la sorcellerie s’avère être un bouc-émissaire. Des parents abandonnent leurs enfants parce qu’ils ont des difficultés à s’en occuper. La pauvreté, les familles recomposées où le beau parent refuse de prendre en charge l’enfant de son conjoint par exemple, ou le handicap d’un enfant… Tant de prétextes qui peuvent pousser un parent à rejeter sa progéniture. Ces enfants, sont donc livrés à eux-mêmes, se retrouvent dans la rue, marginalisés, exclus de la population. Les filles se livrent à la prostitution et les garçons au banditisme. Vivant de passes et de larcins, chacun tente de survivre dans un monde qui ne leur fait pas de cadeaux. Leur avenir est incertain. Toutefois des structures d’accueil existent. Mais elles sont peu nombreuses, compte tenu du nombre de rejetons à sauver !


En définitive, bon nombre d’enfants disent être sorciers. Non parce qu’ils le sont vraiment, mais parce qu’ils sont manipulés, ou battus pour avouer leurs méfaits. Abattus, et pris au piège ils n’ont pas d’autres choix que d’accepter cette nouvelle identité et les conséquences qui en découlent.
Ces faits ne contredisent en rien à quel point le nom de Jésus-Christ est puissant, car tout un continent connaît son existence. Des milliers d’âmes sortent des ténèbres à travers Lui. Mais nous constatons également, qu’en son nom, beaucoup sont victimes d’amalgames et d’hérésies. C’est donc à nous, Eglise, que revient la responsabilité de s’interroger sur notre amour; notre compassion pour ces enfants dont l’avenir est condamné. Ou presque, car nous croyons en un Dieu, capable de tout.


Sonder les Ecritures puis avoir le discernement, sont capitaux dans notre marche avec le Seigneur. Car, tout au long de notre investigation, nous avons été fortement marqués par cette grande capacité à démasquer et dénoncer les sorciers. À contrario, peu d’élan dans nos églises pour soutenir ces âmes perdues. Leur démontrer un amour fort et tangible ! En effet, rien ne peut surpasser cela, même pas la plus grande sorcellerie.


Il existe bien quelques actions de soutien, qui restent timides, et peu adaptées à la situation. Quelle ironie, quand nous voyons des ONG catholiques, se montrant plus avisées, et empreintes à montrer de la compassion vis-à-vis de ce public.
Et si la sorcellerie s’était en fait infiltrée dans nos églises, se nourrissant de notre ignorance et de notre manque de perspicacité ?


 Lu : 147 fois | Pays : Angola | Date d'ajout : 05 11 2018 | Source : http://www.congo-autrement.com

 
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